VAE : le dispositif de soutien de branche

Qu’est-ce que le DSB ?

Le DSB est une initiative de la branche professionnelle et de son OPCA (Unifaf) pour optimiser les différentes voies d’accès à la qualification. Elle s’inscrit dans l’objectif de promotion professionnelle et de qualification du secteur.

Au départ réservé au seul DEES, ce dispositif est aujourd’hui étendu à 8 diplômes : ME, TISF, DEEJE, DEETS, DEES, DEASS, CAFERUIS, DEMF.

Les candidats au CAFDES ne peuvent bénéficier de ce dispositif.

Il vise à augmenter les chances de qualification des candidats en renforçant le dispositif prévu dans le droit commun (24 heures) avec une prestation pouvant aller jusqu’à 179 heures.

Il est assuré par des pôles ressources ayant obtenu un agrément, signe de conformité à un cahier des charges précis.

En outre, différentes phases doivent être respectées pour accompagner au mieux le candidat : information conseil, bilan de positionnement dont découle un parcours individualisé et adapté aux besoins du candidat, en termes de formation et de mises en situation professionnelle…

Les conditions à remplir pour bénéficier du DSB

• Avoir reçu l’attestation de recevabilité

Pour obtenir l’attestation de recevabilité, il faut remplir un Livret 1. Ce document détaille l’expérience du candidat et permet de savoir s’il remplit les conditions pour prétendre à une validation de ses acquis : l’équivalent d'une année en équivalent temps plein d’expérience professionnelle ou d’activités bénévoles, en lien avec le diplôme visé, contenu dans les dix dernières années précédant la demande.

Cette recevabilité étant valable plusieurs années, il est recommandé aux candidats de remplir et déposer au plus vite ce document.

    • Pour les diplôme de DEME, DEETS et DEES, s’adresser au DAVA.
    • Pour les autres diplômes, s’adresser au CNASEA.

• Être salarié d’un établissement adhérent cotisant à UNIFAF

• Avoir reçu l’accord de son employeur

Le DSB à l’IRTS Champagne-Ardenne

Depuis longtemps déjà l’ensemble de l’institut (avec le principe de l’alternance) conçoit la formalisation de l’expérience en lien avec une activité de connaissances. Cela se traduit par l’invitation des stagiaires à se mettre en situation d’autoformation pour mieux contextualiser leur pratique, la référer à des écoles, des théories, des principes, faire le point de ses acquis, se mettre à jour dans l’actualité…

C’est à ce titre que l’accompagnement de droit commun comprend déjà une mise à disposition des ressources documentaires (documentation, bibliographies, prêt de livres, accès à des revues spécialisées…) et une initiation à la recherche documentaire sur Internet (avec une webographie).

C’est donc très logiquement que l’IRTS a choisi de se positionner pour valoriser ce dispositif tel qu’il existe aujourd’hui auprès des candidats.
A cette fin, le pôle ressources s’appuie sur :

  • Son expérience d’accompagnement.
  • Un réseau d’établissements.
  • Des ressources pédagogiques nombreuses.
  • Une maquette de formation riche pour répondre au mieux aux besoin des stagiaires.
  • Un suivi individualisé.

• Les démarches à suivre pour bénéficier du DSB

Première démarche : connaître le principe du DSB. Il s’agit en effet d’un dispositif qui suppose l’engagement du candidat et son intérêt pour rentrer dans un processus de formation tutorée
Pour le pôle ressources VAE, entrer dans un processus de formation ne veut pas simplement dire « venir suivre des cours » ou « réaliser un stage ». Cela signifie vouloir atteindre des objectifs précis (en termes de compétences) en recourrant aux moyens proposés (la formation) ou nécessaires (une autoformation) par le biais des ressources et méthodologies suggérées par le centre de formation.

Deuxième démarche : faire connaître le DSB, notamment auprès de son employeur. Son accord est nécessaire pour bénéficier du dispositif. Pour cela plusieurs moyens existent : des documents de présentation, des séances d’information…

Troisième démarche : constitution du dossier administratif

• Les différentes phases du DSB

- Information conseil
- Le bilan de positionnement

Il sert à analyser l’expérience du candidat du point de vue du secteur d’activités, des missions réalisées, des postes occupés, des responsabilités assurées…

Tous les éléments du parcours du candidat sont pris en compte :

  • ses activités professionnelles, bénévoles, immédiatement en lien avec le secteur ou non…
  • ses acquis en termes de connaissances (théoriques, techniques, pragmatiques) que ce soit par une formation qualifiante initiale, en continu, ou une « culture professionnelle » propre…
    Au total, il s’agit de recenser et d’analyser les points forts et les points d’amélioration du candidat par rapport aux référentiels du diplôme visé pour construire au mieux un parcours de consolidation adapté.
    Pour le pôle ressources, ces dimensions factuelles sont mis en regard des compétences attendues, mais aussi en fonction des perspectives professionnelle et de ses motivations.
- Parcours d’accompagnement

Le parcours individualisé d’accompagnement peut allier différents temps :

  1. L’appui à la démarche est un appui méthodologique visant la production du livret 2 de présentation des acquis de l’expérience au jury et la préparation à l’entretien avec le jury. Il comporte des temps individuels d’accompagnement mais également des séquences collectives permettant au candidat de confronter ses pratiques avec d’autres candidats à la VAE pour le même diplôme. Sa durée est de 30 heures maximum.
  2. Les mises en situation professionnelles offrent au candidat la possibilité d’être en contact avec des situations professionnelles peu - ou pas - connues de lui. D’une durée de 70 heures maximum, elles permettent aux candidats de mesurer leur capacité à transférer leurs compétences vers un autre secteur d’activité ou d’autres publics.
  3. Les séquences formatives visent à répondre aux besoins de contextualisation des acquis de l’expérience et à la vérification de leur transférabilité. Elles n’excèdent pas 70 heures et restent facultatives.
- Le suivi post jury VAE

Après le jury, et en cas de validation partielle ou nulle, un entretien de trois heures est systématiquement proposé au candidat pour analyser les résultats (le livret 2, l’entretien) et envisager les modalités de poursuite du parcours le plus adapté (formation ou complément expérientiel pour une nouvelle présentation en jury VAE).