L'IRTS de Champagne-Ardenne

batiment-IRTSCA

L'IRTS de Champagne-Ardenne est un établissement d'enseignement supérieur dont les missions sont définies par un arrêté ministériel du 22 août 1986. C'est sur cette base que l'institut régional travail social a reçu l'agrément du Ministère des Affaires Sociales par arrêté du 13 octobre 1993.

Quatre missions principales peuvent être identifiées :
  • préparer aux Diplômes d'Etat du travail social les futurs professionnels ou ceux qui sont déjà en poste ;
  • contribuer à la formation continue et supérieure des différents acteurs de l'intervention sociale ;
  • participer à l'animation régionale dans le domaine de l'action sociale ;
  • aider à la décision par des conseils, des études et des recherches les institutions en charge de l'action sociale.

L'institut régional du travail social de Champagne-Ardenne est géré par une association loi 1901 dont le président est Rémi Grande.

 L’IRTSCA, un dispositif partenarial de formation des acteurs sociaux :

Les missions dévolues à l’Institut Régional du Travail Social de Champagne Ardenne sont celles que le législateur a affectées aux centres de formation au travail social et comme la grande majorité d’entre eux il est géré par une association à but non lucratif.

S’inscrire dans le champ de l’« Economie Sociale » :

Comme association gestionnaire d’établissement, notre inscription de fait dans le champ du « tiers secteur », de l’Economie Sociale n’est pas fait du hasard. Depuis plus de 170 ans l’Economie Sociale symbolise une conception humaniste de l’activité humaine privilégiant la responsabilité interpersonnelle dans un collectif solidaire. Symbolique également d’une conception sortant de l’opposition économie contre social, elle permet d’approcher le « social » comme une logique de développement des ressources humaines d’un territoire ...

Cette appartenance au « tiers secteur », à l’articulation des initiatives publiques et privées, lui permet de fédérer les projets d’intérêt général.

Ce statut est adapté à la participation active de l’ensemble des acteurs concernés et permet de fédérer, autour de la formation, l’ensemble des acteurs sociaux :

- les employeurs publics et privés, notamment du secteur social non lucratif organisés au sein de branches professionnelles, en lien avec les OPCA, - les donneurs d’ordre, publics ou parapublics : services de l'Etat, collectivités territoriales, institutions sociales, - les établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle de la région, - les associations professionnelles et les réseaux associatifs ; - les étudiants, les stagiaires et toutes les personnes qui demandent une formation.

Instituer un partenariat régional :

La loi de décentralisation de 2003 a confié aux Régions la compétence en matière de financement des formations initiales aux diplômes du travail social, d’évaluation des besoins de qualifications…

Une collaboration et une concertation permanente avec les partenaires régionaux sont mises en œuvre dans les instances de l’Association, mais également au travers de beaucoup d'autres vecteurs : actions de formation continue ou de conseil sur site, journées d'étude et colloques, comités de pilotage, instances de concertation avec les référents, les formateurs de site, les tuteurs etc.

Favoriser l’ouverture sur l’Europe et l’international :

L’IRTSCA se met dans la perspective de la circulation des travailleurs sociaux et d’une équivalence des diplômes au niveau d’un espace européen et d’une Europe sociale qui reste en grande partie à construire.

La spécificité de l’IRTSCA en la matière est la proposition d’une « Orientation Action Sociale Internationale » qui intègre des modules de formation linguistique, d’approfondissement de la connaissance des institutions européennes, de préparation et accompagnement de projets de mobilité.

Ces dispositifs s’organisent dans le cadre des programmes communautaires européens Erasmus et Léonardo Da Vinci, dans le cadre des Projets régionaux de coopération décentralisée et des programmes de l’Office Franco Québécois pour la Jeunesse.

Prendre en compte les nouvelles donnes :

Depuis la fondation de l’IRTS de Champagne-Ardenne, celles et ceux qui s’emploient à faire vivre cette institution veulent en faire un centre de formation et de recherche à la mesure des besoins sociaux de la région, mais aussi un lieu d’animation régionale qui promeut des capacités d’innovation et d’imagination, d’expérimentation et d’adaptation aux évolutions qui marquent notre temps.

Il est demandé aux centres de formation de prendre en compte les nouvelles donnes qui s’imposent au secteur social, médico-social et sanitaire. Elles conduisent à dépasser des logiques d’assistance ou de réparation en les articulant à des réponses en termes de lutte contre les causes de l’exclusion, de promotion des personnes et des groupes et de développement de politiques sociales cohérentes à l’échelle des territoires.

Développer un laboratoire des métiers et des qualifications :

L’IRTS met en œuvre un dispositif de suivi du devenir des étudiants et stagiaires, d’enquêtes et études sur leur insertion professionnelle, leur mobilité professionnelle. De même il entend participer au développement des certifications par la VAE, veiller et suggérer toute disposition propre à garantir la valeur des diplômes délivrés.

Renforcer le partenariat par le conventionnement de « Systèmes qualifiants » :

Les dispositifs de formation initiale et continue des travailleurs sociaux se sont construits d’emblée en rapport étroit avec des pratiques professionnelles et dans un mouvement de va-et-vient entre théorie et pratique, entre les regroupements en centre de formation et les stages sur le terrain ou la situation d’emploi. Ce mouvement a donné corps à la notion d’alternance. Les réflexions de ces dernières décennies sur les différents types de relation entre formation et expérience (dont l’apprentissage) permettent aujourd’hui de mieux élaborer ce qui peut être mis sous des termes comme « construction de l’expérience », « alternance », « site qualifiant », « entreprise apprenante », etc.

L’IRTSCA se saisit de la réforme de formations qui met l’accent sur un renouvellement de l’alternance : le temps sur site, dans la relation directe avec les personnes et groupes, au sein des dispositifs, est un véritable temps de formation.

Le centre reconnaît les sites sur la base d’une offre de formation qui énonce les compétences des équipes au regard du référentiel de chaque formation, propose les modalités de travail pour permettre aux apprenants accueillis de développer ces compétences.

Sur l’appréciation de cette offre, le centre de formation signe la « convention de reconnaissance de site » par laquelle il s’engage dans le partenariat avec le site, en fournissant notamment les supports pédagogiques et référentiels d’évaluation, les critères et modalités d’évaluation étant définis dans la « convention tripartite de mise en stage ».

Dès lors la reconnaissance d’un site comme partenaire d’un « système qualifiant » repose sur son aptitude à se situer dans une dynamique « d’organisation apprenante » qui valorise le développement des compétences individuelles et collectives. L’organisation apprenante se distingue de l’entreprise prescriptive en privilégiant les notions de pilotage, d’adaptabilité, de changement, de projet, d’évaluation. En permettant au stagiaire de se familiariser avec ces dynamiques organisationnelles, la période de stage constitue un temps de formation à part entière. A ce titre, la notion de site suppose la responsabilité et l’implication de l’ensemble de la structure d’accueil envers la formation des stagiaires en facilitant et en favorisant leur accueil et leur accompagnement. Le positionnement de l’organisme d’accueil est déterminant pour créer une véritable dynamique de réflexion mais aussi de co-construction et de co-évaluation du temps de stage. Il suppose que la garantie de qualité d’un terrain de stage ne soit plus référencée à un seul professionnel, mais à la dynamique institutionnelle. Elle suppose également une implication active dans l’ensemble de la formation avec, notamment, une participation aux phases d’évaluation, d’analyse des pratiques et de jury.